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    26 June

    Hommage en N&B

     

    « J'ai dix-sept ans, je suis maigre et mal fringué, j'apprends un métier sans avenir, le décor qui m'entoure est absurde. Quand je montre ces photos à mon entourage, ils sont tous d'accord, c'est de la pellicule gâchée. M'en fous, je continuerai quand même. Un jour peut-être il y en aura un pour trouver dans mes images comme un ricanement révolté »

    Robert DOISNEAU

     

      Qui voit la figure humaine correctement ?

    Le photographe, le miroir ou le peintre ?

    (Pablo Picasso)

      Si je préfère les chats aux chiens, C'est qu'il n'y a pas de chats policiers.

    (Jacques Prévert)

    L'amour est une ortie qu'il faut moissonner chaque instant si l'on veut faire la sieste étendu à son ombre.

    (Pablo Picasso) 

    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Épanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest
    Et je t'ai croisée rue de Siam
    Tu souriais
    Et moi je souriais de même
    Rappelle-toi Barbara
    Toi que je ne connaissais pas
    Toi qui ne me connaissais pas
    Rappelle-toi
    Rappelle-toi quand même ce jour-là
    N'oublie pas
    Un homme sous un porche s'abritait
    Et il a crié ton nom
    Barbara
    Et tu as couru vers lui sous la pluie
    Ruisselante ravie épanouie
    Et tu t'es jetée dans ses bras
    Rappelle-toi cela Barbara
    Et ne m'en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu a tous ceux que j'aime
    Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
    Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
    Même si je ne les connais pas
    Rappelle-toi Barbara
    N'oublie pas
    Cette pluie sage et heureuse
    Sur ton visage heureux
    Sur cette ville heureuse
    Cette pluie sur la mer
    Sur l'arsenal
    Sur le bateau d'Ouessant
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant
    Oh Barbara
    Il pleut sans cesse sur Brest
    Comme il pleuvait avant
    Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
    C'est une pluie de deuil terrible et désolée
    Ce n'est même plus l'orage
    De fer d'acier de sang
    Tout simplement des nuages
    Qui crèvent comme des chiens
    Des chiens qui disparaissent
    Au fil de l'eau sur Brest
    Et vont pourrir au loin
    Au loin très loin de Brest
    Dont il ne reste rien...

    (Jacques Prévert) 

    (Autres photos à caresser dans l'album "Doisneau")

    Dédicace spéciale :

    Bon anniversaire aux 4 hommes du 26 et 27 juin...

    21 June

    Sursauts

    Et puis, un jour je suis repartie. Un short, un Jean's et des baskets dans un sac...

    Je l'ai posé dans un village étrange, au charme désuet, au cœur des montagnes...

    Dans le grand Canyon, j'ai jeté mon cœur. Pour ne plus jamais m'en servir. Pour ne plus le donner. Pour ne plus jamais le gaspiller.

    Je n'avais pas de prétexte. Juste des faits.

     

    Une pause zen m'a ouvert les yeux, je me suis autorisée à réfléchir, sur ma réelle identité, sur mes désirs les plus enfouis. Je me suis écartée des bruits de la ville. Tout là-haut je suis montée. J'ai marché durant des heures.

    Je me suis retournée sur mon passé une dernière fois et je me suis aperçue qu'il était peuplé de contes à dormir debout, d'illusions et de grosses blessures d'enfance qui nuisaient à mon futur...

    A 40 ans il est temps d'ouvrir les yeux tout grands sur tout ce qui nous entoure...

    Je me suis posé les questions, j'ai cherché les réponses... et j'ai trouvé les solutions :

    Je devais remplir mon existence de bonnes choses, je ne devais pas me fabriquer de regrets.

     

    Un jour je suis rentrée. Pour parvenir à mes buts, j'ai dû me séparer de vieux souvenirs qui avaient fini par envahir ma vie, j'ai dû faire des choix...

    Ce fut parfois douloureux, les décisions qu'on prend sont parfois difficiles... mais pas insurmontables...

    Je me suis également séparée de gens que je pensais indispensables, ils étaient juste "néfastes" à mon évolution.

    Certains ont compris, d'autres pas. Peu importe ce qu'on dira sur moi. Peu importe ce qu'on écrira sur moi. L'importance est ailleurs.

    Dans ce monde d'aveugles, j'ai vu clair. L'ami Homme me regardait et je lui ai enfin tendu la main.

    J'ai fermé les yeux en priant très fort et mon cœur est revenu, mouillé et souriant, de nouveau prêt à s'ouvrir vers l'extérieur...

    Il ne manque rien. Mais j'ai encore peur. Je ne suis pas encore heureuse, juste en cours d'épanouissement.

    Je dois juste apprendre à doser, lentement mais sûrement, avancer pas à pas... J'ai choisi la Vie...
    J'aime cette Vie, la Nature et les êtres Humains.
     
    Aujourd'hui, c'est l'été, fête de la musique...
    Excellente journée à toute la planète
    Paix et Amour
    18 June

    Réflexions

    Entre deux records olympiques

    Des enfants faméliques

    Nous regardant au fond des yeux

    Massacres, guerres ethniques

    Indifférence des puissances économiques

    Retour de temps odieux

    Quelques voix s'élèvent, sporadiques

    Menace de temps orageux

    Secouons nos vies léthargiques

    Réveillons nos mémoires amnésiques

    L'horreur nous regarde au fond des yeux...

     

     La pluie, au dehors, bat son plein depuis une heure ou deux... La télévision n'a pas pu survivre à l'orage qui gronde de plus en plus violemment... Une cigarette se consume dans le cendrier posé sur la table du salon et la tasse de thé renvoie des ronds de fumée au plafond.


    Je n'ai pas froid. Je n’ai peur. J'aime pas l'orage ici...

    J'écris... Quelques fantaisies, de ci, de là... quelques notes de si, de la...

    J'ai écrasé mon clope, bu le thé et suis montée à l'étage sous de grands éclairs... 

    Le tonnerre, les ombres sur les murs dûes aux lumières du ciel,

    L'impression que d'immenses bras noirs vont m'attraper...

    23H30, Orlane ronflotte paisiblement... Le sommeil des enfants, un mystère...

    Son visage est enfoui dans les draps, il fait pourtant si lourd... son souffle régulier me rassure...

    Ton sac a disparu, je me suis allongée dans les draps frais, imprégnés de ton parfum...

    Ton dernier sourire va bercer mon sommeil...

     

     
    14 June

    Blog'Attitude

     

    « YA » les Blogo'fidèles : CRUCHEAU qui veut la nationalité Caribouzienne, mais qui manque d’encouragements… La SORCIÈRE qui prend toujours le temps de boire un café avec moi, sans sucre, ben oui, V’là qu’elle veut perdre des kilos ! un abdo pour elle, un sucre pour moi, un état d’âme par ci, une pensée par là, une bonne méthode qui marche pour nous deux… Quand je suis sur les nerfs, vaincue par la caféine, Elle, elle fond ! Injuste !

    Et pis « YA » L’oiseau fidèle LESTER qui laisse une oreille et un œil traîner ici et là… JP et sa plage, GILLOU le dirlo choriste, PHIL(ROB)...

    Pis « YA » Les blog'perdu'vue, celles et ceux qui désertent la toile… Ma CRUCHETTE A LA CERISE qui tombe amoureuse de l’Oise mais qui voudrait me voir plus ! DALVA et LA BRUME ont pris le même bateau ? Même plus une lettre de KITTY, inquiétant… Plus jamais un commentaire des SOLEDAD, MODIGLIANI, et où est passée ma ZAZIE ? PAPA FRED l’aurait-il kidnappée ? Et MON TARE  ? après avoir pété sa cheminée (CQFD) s’est-il finalement muré ? et CECE ? Marco l’a t-il emmenée sous les palmiers ? Où sont FIDJI et FIDGI ? Où s'est terrée la jolie JANIS ?

    Ceux qui filoutent… Les COW-BOY, les WAMPAS au joli visage…

    Les amoureux du chocolat… PHILOU, FILIP, les fidèles mousquetaires… et encore une fois FRED L’INSPIRÉ…  ET MORTIA … (secret défense sur barre chocolatée…)

     

    Pis « YA » celles et ceux dont on aimerait se rapprocher ? les connaître un peu plus… les BISTROMAN, GALAAD, FLO, FRANFOLINE…

    « YA » aussi certains Z’ANONYMES qui se reconnaîtront là… avec une pensée regret pour NO FUTUR  le fou des blogs…

    Pis « YA » les nouveaux venus, ceux d’ailleurs… Ceux dont j’oublie souvent le prénom KIKKAHA (http://kikkaha.spaces.live.com/) et OZAN (http://benozan.spaces.live.com/) et CHRISTIAN qui me protège encore et toujours du méchant EL Latino !

    PUTAIN j’en ai oublié plein !

    Mais où voulais-je en venir ?

    AH OUI !!! J'en perds mon blog'langage !

    Envoyez-moi une photo de vous (par mail) afin de REcréer ICI

    Un album BLOGOTOf de la Blog family !

     

    13 June

    Conduite grisée

     

    Je suis allée à une soirée, maman,
    et je me suis souvenue de ce que tu m'avais dit.

    Tu m'avais dit de ne pas boire, maman,
    alors je n'ai pas bu avant de conduire, maman,
    même si les autres m'ont incitée.

    Je crois que j'ai fait la bonne chose, maman.

    Je sais que tu as toujours raison.

    Maintenant, la fête est presque terminée, maman,
    et tout le monde prend le volant.

    Quand je suis entrée dans mon auto, maman,
    j'ai su que je rentrerais à la maison en vie, car je t'ai écouté maman,
    je n'ai pas bu.

    J'ai commencé à conduire, maman,
    et comme je sortais pour prendre la route, l'autre auto ne m'a pas vue, maman,
    et elle m'a frappée.

    Je suis étendue sur le pavé, maman.

    J'ai entendu le policier dire que l'autre garçon était saoul, maman,
    et maintenant, je suis celle qui paye !

    Je suis couchée ici, en train de mourir, maman,
    j'espère que tu arriveras bientôt ?

    Comment ceci pouvait m'arriver à moi, maman ?

    Ma vie vient d'éclater comme un ballon.

    Je baigne dans mon sang, maman.

    J'entends les ambulanciers parler, maman,
    et je vais mourir dans peu de temps.

    Je voulais simplement te dire, maman :
    Je te jure que je n'ai pas bu !

    C'était les autres, maman.

    Les autres n'ont pas réfléchi.

    Ce garçon était probablement à la même soirée que moi.

    La seule différence, maman,
    c'est qu'il a bu et que c'est moi qui vais mourir...

    Je sens beaucoup de douleur maintenant.
    Le garçon qui m'a frappé marche, maman,
    et je ne crois pas que ce soit juste.

    Je suis étendue ici en train de mourir, maman,
    et il me regarde en me fixant...

    Dis à mon frère de ne pas pleurer maman.
    Dis à papa d'être brave maman.

    Et quand je serai au paradis, maman,
    tu écriras :
    la fille à maman, sur ma pierre tombale.

    Quelqu'un aurait dû lui dire, maman,
    de ne pas conduire s'il avait bu.

    Si seulement quelqu'un lui avait dit, maman,
    je serais encore vivante.

    Ma respiration devient de plus en plus courte, maman,
    et j'ai peur.

    S'il te plait, ne pleure pas maman.

    Quand j'avais besoin de toi tu étais toujours là maman.

    J'ai une dernière question avant de te dire adieu, maman :
    Je n'ai pas bu avant de conduire, maman.
    ALORS POURQUOI SUIS-JE CELLE QUI MEURT ?

     

     

     

    08 June

    Le passement de jambes de Truffaut

    Les jambes des femmes comme les aiguilles d'une montre donnent son rythme au monde.

    Quand sautillantes elles marchent dans la rue.

    Quand charmeuses sur une chaise elles se croisent.

    Quand fatales elles se gainent de nylon noir.

    Quand poussées par le désir elles s'ouvrent.

    Quand à force de pudeur elles se serrent.

    Quand lutines elles jouent à cache-cache sous une jupe fendue.

    Quand la robe est si courte que la cuisse se fait fière.

    Chaque heure, chaque minute, un homme regarde quelque part qu'elle heure il est.

    Ah ! Merci Laurent ! 

    Quelle jolie mise en jambes pour aborder une journée quelque peu ensoleillée...

    Si Truffaut n'a pas dit, qui a eu l'idée de ce joli pied de nez ?

    Bravo pour cet exercice, ce jeu de jambes !

    C'est un bon pas emprunté, un super passement de jambes !

    Je file, pour le week-end sur la pointe des pieds, pour un week-end au bord de la mer, 

    Où m'attendent multiples douceurs, tendresses, une grande villa, mon repaire... 

    Aussi légèrement que mes souliers me porteront sur terre ...  

    04 June

    Les mamans

    Lorsque Dieu créa la Mère, il en a probablement ri de satisfaction et décidé de ne plus y toucher tellement sa conception était riche, profonde, pleine d'âme, de puissance et de beauté.

    (Henry Ward Beecher)

    Et Dieu créa la maman !

     Du soir au matin, du matin au soir, Il travaillait sans relâche depuis six jours à créer la MAMAN.

    Lui apparut alors un ange qui lui dit:
    - Vous en mettez du temps pour cette créature-là !

    - As-tu seulement lu sa fiche technique ? 
    Il faut qu'elle soit entièrement lavable sans être de plastique, elle est composée de mille pièces mobiles et toutes remplaçables, elle roule au café noir et aux restants de cuisine, elle marie la douceur de roulement à la solidité de la carrosserie. Ses baisers guérissent tout, depuis les entorses aux chevilles jusqu'aux chagrins d'amour...
    Il lui faut aussi six paires de mains !

    - Six paires de mains ?  Impossible !

    - Ce ne sont pas les mains qui m'embarrassent mais les trois paires d'yeux indispensables à toute maman.

    - Ce n'est pas conforme au prototype!


    -Il lui faut une paire d'yeux qui voient à travers les portes fermées : «Qu'est-ce que vous faites là les enfants ?»  tout en connaissant la réponse. Une autre paire d'yeux derrière la tête pour voir ce qu'elle ne devrait pas, mais qu'elle doit savoir.  Et une troisième paire par devant, pour regarder l'enfant qui fait une bêtise, des yeux qui disent quand même : «Je t'aime et je te comprends.» Et sans ouvrir la bouche !

    - Seigneur, allez vous coucher, il se fait tard. À chaque jour suffit sa peine.

    - Je ne peux pas, je sens que je touche le but : je suis sur le point de créer un être véritablement à mon image, un être qui me ressemble ! J'ai enfin réussi à rendre cette créature capable de se guérir toute seule quand elle est malade, de préparer un repas pour six personnes avec seulement une livre de viande hachée, de faire prendre son bain à son grand garçon de neuf ans, et de consoler le premier chagrin d'amour de sa grande de quinze ans.

    - Trop délicate !

    - Oui, mais combien résistante ! C'est incroyable tout ce que cette créature peut faire et supporter !

    - Elle peut penser?

    -Non seulement penser, mais encore aimer et apaiser.

    - Oh!  Il y a une fuite, de l'eau coule de sa joue !

    - Ce n'est pas une fuite, c'est une larme !


    - Une larme de quoi ?


    - Une larme de joie, de tendresse, de déception, de tristesse, de solitude ou de fierté !


    - Ce sera sûrement le chef-d'oeuvre de toute la création ?


    - De fait, ajoute le bon Dieu, j'en suis si fier que j'en prépare une pour mon propre fils. Je l'appellerai Marie.

     

    (Auteur inconnu)