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    26 September

    J'étais là aussi mais je n'ai rien fait...

      
     
    J’étais là, tu vois lui à côte de moi,
    On avait 6 ans, on jouait comme des enfants au docteur,
    Au docteur.
    J’étais là, je voyais sur son corps les plaies, les marques, les bleus,
    J’en croyais pas mes yeux,
    Mes yeux.
    Et lui qui me disait j’suis un dur.
    Tu vois les brûlures, là, sur mes bras, j’les sens pas,
    J’les sens pas.
    J’étais là, j’ai rien dis,
    Et puis j’suis partie de chez lui.
    Si j’y suis retournée? Plus jamais,
    Plus jamais.

    J’étais là, comme lui j’avais 15 ans à peine;
    On était dans la cave chez ses parents.
    Je l’aimais tant.
    Faut dire qu’il était beau, mais il se piquait mon héros à’héro
    J’étais là, quand sa mère est venue nous dire,
    C’est fini - on l’enterre lundi,
    Lundi.
    J’ai pleuré bien sûr, oui j’ai pleuré
    Puis j’ai recommencé à traîner dehors,
    Dehors.

    J’étais là, en octobre 80, après la bombe rue Copernic
    Oui J’étais à la manif, avec tous mes copains.
    J’étais là, c’est vrai qu'on n’y comprenait rien.
    Mais on trouvait ça bien,
    Ça bien.

    Oui j’étais là, pour aider, pour le sida, les sans-papiers
    J’ai chanté,
    Chanté.

    Sûr que j’étais là, pour faire la fête.
    Et j’ai levé mon verre à ceux qui n’ont plus rien
    Encore un verre, on n’y peut rien.

    J’étais là, devant ma télé à 20 heures.
    J’ai vu le monde s’agiter,
    S’agiter.
    J’étais là, je savais tout de la Somalie, du Bengladesh et du Rwanda,
    J’étais-la.
    J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud,
    Bien compris le mépris.
    J’étais là, pour compter les morts.

    J’étais là, et je n’ai rien fait,
    Et je n’ai rien fait.
    J’étais là, pourtant,
    J’étais là et je n’ai rien fait
     
     Et je m'en veux tous les jours un peu + de ne pouvoir en faire davantage...
     
     
    21 September

    Vague du temps...

    C'est à l'idée de ne plus revoir ton visage,
    que j'écrirai des pages et des pages,
    Des lignes de douleurs,
    des écrits de peurs,
    Les lettres pour unique secours,
    le vol d'un ange pour un aller sans retour,
    Alors écrire des maux,
    pour fuire dans ce fardeau,
    La vague du temps,
    qui emporte un enfant,
    Te tenir la main comme au premier jour,
    frissonner d'un amour qui n'aura plus de retour,
    Te prendre dans mes bras,
    en ultime combat,
    Te faire vivre dans nos coeurs,
    la vie dont tu aimais tant la couleur,
    C'est écrire au passé,
    Un présent qui nous a tous désarmé,
    Sous un futur que l'on ose à peine regarder,
    Dans cette vie éphémère,
    tu resteras mon ultime prière,
    Priez pour Dieu,
    qu'il refasse le bien sur notre terre,
    Qui ne tourne plus rond en ces temps de guerres,
    Une réalité souvent trop amère,
    d'une vie sans lumière,
    L'obscurité des jours,
    ensoleillée par les nuits,
    Ou j'aperçois ton visage,
    comme unique présage,
    Le vide est immense,
    et quand on y repense,
    La vie est une malchance,
    Mon coeur est en transe,
    Et ton absence n'a plus de sens,
    Un sens que l'on cherche à retrouver,
    Au milieu de gens qui peinent à nous écouter,
    Nous comprendre et nous aimer,
    Ils le feront à tout jamais,
    Mais rien y fait,
    Un ange de plus est né...
     
     

    (Trouvé au hasard du net)

    15 September

    Mettre l'accent

    J'ai fait une jolie rencontre lors d'une sortie...
    La personne à l'accent chantant, m'a récité ceci :
     
    De l'accent ! De l'accent ! Mais après tout en-ai-je ?
    Pourquoi cette faveur ? Pourquoi ce privilège ?
    Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
    Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
    Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
    "Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde !"
    Et que, tout dépendant de la façon de voir,
    Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir...
    Eh bien non ! je blasphème ! Et je suis las de feindre !
    Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre !
    Emporter de chez soi les accents familiers,
    C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
    Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
    C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne !
    Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
    L'accent ? Mais c'est un peu le pays qui vous suit !
    C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
    Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage !
    C'est pour les malheureux à l'exil obligés,
    Le patois qui déteint sur les mots étrangers !
    Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
    Parler de son pays en parlant d'autre chose !
    Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent !
    Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant !
    Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
    En portant mon accent fièrement sur l'oreille !
    Mon accent ! Il faudrait l'écouter à genoux !
    Il nous fait emporter la Provence avec nous,
    Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages
    Comme chante la mer au fond des coquillages !
    Ecoutez ! En parlant, je plante le décor
    Du torride Midi dans les brumes du Nord !
    Mon accent porte en soi d'adorables mélanges
    D'effluves d'orangers et de parfum d'oranges ;
    Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris
    De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
    Et le petit village où les treilles splendides
    Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides !
    Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
    A toutes mes chansons donne un même refrain,
    Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole
    Tous les mots que je dis dansent la farandole !
     
    C'est un poème de Miguel Zamacoïs, et la personne à l'accent chantant,
    La voix pleine d'émotion l'a récité d'un trait en me regardant dans les yeux...
    Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer...
    07 September

    Libre à tout prix

     
    Chacun d'entre nous aspire à une sorte de bien-être, une sérénité provenant de la capacité d'être soi-même.
    Cette liberté d'être, nous manque souvent, même seul avec nous-mêmes..
    Et elle est fortement mise à l'épreuve dans nos relations avec les autres.
    C'est très souvent le contraire que nous éprouvons :
    Nous vivons des impasses, nous butons à répétition sur les mêmes difficultés
    et nous demeurons prisonniers dans les mêmes noeuds. 
     
    Je suis libre lorsque...

    ... Je suis capable de dire je t'aime et l'amour de l'autre est crucial pour moi
    ... Je peux risquer d'être ridicule pour faire ce qui me plaît
    ... J'ose montrer que je ne suis pas sûre de moi
    ... Je suis capable de demander qu'il s'ocuupe de moi quand j'en ai besoin
    ... Je suis capable d'avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi
    ... Je supporte facilement la critique
    ... Je suis capable de montrer à quel point je trouve attirant l'autre
    ... Je prends le risque de demander des critiques
    ... Je suis prêt à avouer mon amour sans être certain des sentiments de l'autre

    Je ne suis pas libre lorsque...

    ... J'attends anxieusement que l'autre m'aime
    ... Je renonce à m'exprimer par peur du ridicule
    ... Je bégaie par manque d'assurance
    ... Je manipule l'autre pour qu'il s'occupe de moi
    ... Je cache à l'autre combien il me séduit
    ... Je croule sous la critique
    ... Je me hais de rougir en m'exprimant
    ... J'ai besoin qu'on m'approuve mais je n'ose pas le demander
    ... Je cherche à capter l'attention en faisant mine de rien
    ... Je considère mes besoins affectifs comme infantiles
    ... Je m'excuse lorsque l'autre n'aime pas ce que je ressens

     

    Je suis libre de te dire que tu me manques chaque jour, chaque nuit

    Libre de pleurer parce que tu n'es pas là

    Libre d'accepter que peut-être, peut-être...

    J'ose espérer que tu seras libre aussi... J'ose espérer...

     

    01 September

    TrOusse d'écOlier

    Elle est rentrée la d'mOizelle ... Depuis l' 23 aOût !
    Mais Elle n'a pÔ eu l'temps d' saluer la tOile !
    Rôôôô^h c'est pas bien j'en cOnviens ...
    Mais ...
    LOin des yeux lOin du coeur ne rime pas avec les blOgeurs !
    J'vOus z'Oublie pas NaméOh !!!
     
    Des chambOulements, des cOntraintes... 
    M'Ont conduit à un réajustement de ma vie...
    Je fais d'autres chOses, j'ai pris d'autres chOix ....  
    ParfOis malgré mOi, d'autres fOis pOur me prOtéger...
     
    J'ai rencOntré des gens super bien, je sOrs beaucOup,
    Je prends des cOurs de salsa,
    Je participe à un atelier d'écriture...
    Et j'Oublie tOut ce qui m'a fait mal !
     
    AujOurdhui ? Ah ben ça va super bien mOâ ! Ben et vOus ?