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日志


10月6日

With Or withOut yOu

Vois la pierre sertie de tes yeux
Vois l'épine tourner dans ton flanc
Et j'attends
Tour de passe-passe et coup du sort
Elle me fait attendre sur un lit de clous
Et j'attends... Sans toi

Avec ou sans toi
Avec ou sans toi

A travers la tempete nous atteignons le rivage
Tu donnes tout mais tu veux davantage
Et j'attends... Sans toi

Avec ou sans toi
Avec ou sans toi
Je ne peux pas vivre...avec ou sans toi

Et tu te trahis
Et tu te trahis
Et tu te trahis

Mes mains sont liées
Mon corps couvert de bleus
Tu m'as trouvé sans rien à gagner
Et plus rien a perdre

Et tu te trahis
Et tu te trahis
Et tu te trahis

Avec ou sans toi
Avec ou sans toi...
U2 - With or without you...
9月21日

Vague du temps...

C'est à l'idée de ne plus revoir ton visage,
que j'écrirai des pages et des pages,
Des lignes de douleurs,
des écrits de peurs,
Les lettres pour unique secours,
le vol d'un ange pour un aller sans retour,
Alors écrire des maux,
pour fuire dans ce fardeau,
La vague du temps,
qui emporte un enfant,
Te tenir la main comme au premier jour,
frissonner d'un amour qui n'aura plus de retour,
Te prendre dans mes bras,
en ultime combat,
Te faire vivre dans nos coeurs,
la vie dont tu aimais tant la couleur,
C'est écrire au passé,
Un présent qui nous a tous désarmé,
Sous un futur que l'on ose à peine regarder,
Dans cette vie éphémère,
tu resteras mon ultime prière,
Priez pour Dieu,
qu'il refasse le bien sur notre terre,
Qui ne tourne plus rond en ces temps de guerres,
Une réalité souvent trop amère,
d'une vie sans lumière,
L'obscurité des jours,
ensoleillée par les nuits,
Ou j'aperçois ton visage,
comme unique présage,
Le vide est immense,
et quand on y repense,
La vie est une malchance,
Mon coeur est en transe,
Et ton absence n'a plus de sens,
Un sens que l'on cherche à retrouver,
Au milieu de gens qui peinent à nous écouter,
Nous comprendre et nous aimer,
Ils le feront à tout jamais,
Mais rien y fait,
Un ange de plus est né...
 
 

(Trouvé au hasard du net)

11月4日

Le Tablier

 
 
Te souviens-tu du Tablier de Grand-Mère ?

 Le principal usage du Tablier de Grand-mère était de protéger la robe en dessous,

Mais en plus de cela :

Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau,

Il servait pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau,

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides.

Et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois.

C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes :

Après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

 A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à  table.

Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse.

De nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler...

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses...

 AH... Quelle Histoire le Tablier de Grand-Mère !

(Tablier trouvé sur le net)

10月24日

Indirect Libre

 

J'ai rêvé d'amour passionné, la paix régnait dans les pièces et le bonheur résonnait dans les murs, ma tête tournait, j'ai rêvé que tu m'aimais comme un fou...

Repeindre sa vie en couleurs, vives, effacer le terne du pastel, Ecrire des phrases sans rimes et ne penser qu'à soi. Etre libre... Libre de respirer là où j'en ai envie. Et choisir mes odeurs... Tu es libre de choisir, tu n'appartiens à personne, panser ses blessures et penser à soi. Etre égoïste... Etre fier de l'autre, croiser son regard et s'en faire le meilleur des complices...

Merde... Le sac de filles est rempli de bonnes paroles, encore faut-il se les appliquer à soi-même. Le froid de la Toussaint, les vêtements d'été sont passés sur l'étagère, là... au fond, derrière... J'irai bien à la cité de la musique... Danse la décadence... Dimanche, A 3 heures du matin il sera 2 heures, qu'est-ce que je vais foutre de cette semaine de vacances ? Noircir le Moleskine et penser à toi, la plume aux lèvres...

T'as mis où c'putain d'sucre ?

On fera de la poule au pot et des tartes aux pommes...

Le café vient de s'écouler, j'ai reçu des mails bien étranges... Il fait frais dehors et le dernier album live de Gilmour résonne dans les murs... Planant...

Sylvie... Sylvie... Ne lâche pas prise... ne m'abandonne pas... Pense et panse... Un jour, peut-être, un jour... un jour, tu me reviendras, telle que tu étais, telle que je t'aime...

Les photos de la soirée, le temps passe, le temps presse, presse la vie et extirpe le jus du bonheur,

J'ai tout mélangé, je suis tout brouillon ! Le mots froissés, fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...

Les Anniversaires s'enchaînent, les cadeaux s'entassent, pêle-mêle...

Et Toi...Toi, dont le prénom reste à jamais gravé là... Toi qui a pris mon coeur un jour, j'écrirai tout ça, pour toi, pour nous... De cet amour-là. Au style indirect libre... Libre de quoi ? Libre de tout, libre de Toi...

"Ce que mon coeur crie, c'est avec de l'encre que je l'écris..."

"Les saisons de mes pensées -Katou- Octobre 2008" 

10月16日

Bon Anniversaire

Petite Orlane,



 

Il y a vingt deux ans...



 

J’étais presque une enfant. Je n’avais pas grandi,

Et tu es venue te greffer dans ma vie.

Dès le premier instant que j’ai senti en mOi

la graine d’un enfant, j’ai ressenti la jOie ...



J’allais enfin pOuvoir dOnner tout cet amOur

Qui au fOnd de mOn cOur était là depuis tOujOurs.

AlOrs j’ai regardé mOn ventre s’arrOndir

L’effleurant de mes dOigts je te sentais grandir.



Je te parlais aussi, je te sentais cOmplice

Tu étais mOn amie, mOn bébé, mOn délice

Chaque jOur mOn cOrps frêle s’arrOndissait un peu

Je savOurais la jOie : nOus étiOns une en deux.



Puis est venu le jOur Ou après les dOuleurs

J’ai pu enfin te vOir, te serrer sur mOn cOeur

Tu étais minuscule mais tes yeux grands Ouverts

Illuminaient déjà ma vie, mes jOurs et mes hivers.



Ensemble nOus avOns suivi ce lOng chemin

Qui mène de l’enfance, de l’hier au demain

Bien sûr nOus avOns eu nOs quelques différences

ParfOis nOus nOus fâchiOns mais repreniOns la danse



Je ne suis pas certaine d’avOir bien su t’aimer

Mais je sais qu’en mOn cOeur tu es là à jamais

AlOrs si dans ta tête tu as quelques rancOeurs

Je viens ici te dire que tu es mOn bOnheur



Tu es et tu seras tOujOurs mOn dOux bébé

Et j’ai la nOstalgie de pOuvoir te bercer

Te prendre dans mes bras Ou de guider tes pas

COmme je le faisais il y a lOngtemps déjà



AujOurd’hui tu es femme, et de tOi je suis fière.

Les dieux Ont exaucé mes plus belles prières

Je sOuhaite de tOut cOeur que mOn bébé d’amOur,

garde ce dOux sOurire que tes lèvres Ont tOujOurs.



Et c’est mOdestement que j’écris ce pOème

Qui a chacun des mOts te sOuffle des : "je t’aime"...

 

5月5日

Autopsie...

Durant des années, il fut un père autoritaire et violent.
J'étais sa bête noire, son bouc émissaire...
Ces blessures de la petite enfance ont transformé mon coeur d'adolescente, embrouillé mon esprit d'adulte...
Grâce à Lui, je me suis endurcie, j'ai affronté la vie, j'ai géré ma vie.
A cause de Lui, ma peur des hommes a grandi...
Je n'ai jamais réellement pu avancer, ni même progresser...
J'ai souhaité cent fois qu'Il quitte ce monde, je L'ai tué mille fois dans mes rêves d'enfant...
Il nous a pourtant tout donné, je n'ai jamais manqué de rien, c'est vrai.
Sauf de tendresse paternelle...
 
Il y a quelques années, Il a enfin jeté la bouteille à la mer, fruit de ses violences...
Et depuis, je côtoie un nouvel homme, un père...
Je reste toujours en conflit avec Lui... mais... tant de choses nous rapprochent, tant de goûts en commun me déconcertent...
J'ai son caractère, sa fierté, ses coups de gueule...
Je ne sais pas si je L'aime, ni comment je L'aime, mais je ne souhaite plus Sa mort aujourd'hui...
Pourtant, le cancer est là, juste là, bien ancré, grandissant...
 
Un dimanche, durant un long moment, son regard s'est plongé dans le mien, j'ai cru voir la peur au loin, essayant de se dissimuler derrière l'iris noisette...
Je sais qu'Il ne dira jamais rien, qu'Il taira aussi ses souffrances, je sais qu'Il restera courageux et digne jusqu'au bout...
Il sait aussi que je ne pardonnerai pas mais que je suis là... Qu'on est toutes là...
Je sais qu'Il regrette, sûrement, mais qu'Il ne savait peut-être pas faire autrement...
 
3月18日

Ces fameux chOix

 

 

 

Ah ! Te voilà, petite fille perdue ! Tu vas entrer dans le monde des adultes ! Bienvenue dans mon monde ! Et tu regardes ces terriens de tes grands yeux admiratifs… Comment font-ils eux ? Ils veulent, ils savent, ils veulent, ils prennent. Et toi, que veux-tu ? Que sais-tu ? Que vas-tu prendre ? Encore trop tôt pour savoir ! Choisir ta voie ? Laquelle ? Que sais-tu faire ? Ces adultes, eux, un jour, n’ont pas su ! Pourtant, ils sont là, eux, ils évoluent !

 

Tu ne sais pas, tu restes là, à te balancer dans l’innocence, à te bercer d’illusions. Comment font-ils pour savoir ce qu’ils veulent, pour le prendre ? Assise sur les gradins, tu les regardes sur la grande scène, celle que tu as si peur de rejoindre, celle où rien n’est truqué. Tu prends un mot, pour jouer à la grande, tu penses, tu réfléchis, parfois tu toises ! Et tu le reposes. Evidemment.

 

L’univers plein de pères et de mères qui ont des choses à faire, des choses sérieuses, que tu ne comprends pas et puis… Tu es agaçante avec tes questions à la fin ! Si l’on devait toujours s’interroger sur le pourquoi des choses, on ne ferait rien !

 

Tu écoutes les grands manier la langue et la tienne qui pend ! De leur sage maîtrise tu es jalouse, mais pour une fois que tu veux quelque chose, pourquoi ne le prends-tu pas ?

 

Assise, incise, concise, tu as ta propre langue et tu ne le sais pas, et si tu te vêts d’elle, tu ne te plais pas.

Assise, timide, limpide, tu joues à « je ne sais pas jouer », tu joues à « je ne sais pas jouer », tu joues à grandir…  

 

6月26日

Hommage en N&B

 

« J'ai dix-sept ans, je suis maigre et mal fringué, j'apprends un métier sans avenir, le décor qui m'entoure est absurde. Quand je montre ces photos à mon entourage, ils sont tous d'accord, c'est de la pellicule gâchée. M'en fous, je continuerai quand même. Un jour peut-être il y en aura un pour trouver dans mes images comme un ricanement révolté »

Robert DOISNEAU

 

  Qui voit la figure humaine correctement ?

Le photographe, le miroir ou le peintre ?

(Pablo Picasso)

  Si je préfère les chats aux chiens, C'est qu'il n'y a pas de chats policiers.

(Jacques Prévert)

L'amour est une ortie qu'il faut moissonner chaque instant si l'on veut faire la sieste étendu à son ombre.

(Pablo Picasso) 

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu a tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien...

(Jacques Prévert) 

(Autres photos à caresser dans l'album "Doisneau")

Dédicace spéciale :

Bon anniversaire aux 4 hommes du 26 et 27 juin...